19 mars 2007
François Bayrou au départ la VIe République, c'est lui !
"J'ai beaucoup utilisé le terme de VIe République pour montrer le
changement. Simplement, j'ai dit que le numéro n'était pas important,
ce qui est important, c'est le contenu du texte", a souligné François
Bayrou sur Canal Plus.
Partisan d'un référendum sur les institutions, le candidat de l'UDF a
avancé que "les Français ne voteront pas non" et que "nous allons faire
les réformes constitutionnelles qui doivent être votées par les
principaux mouvements" politiques.
"J'inviterais tous les partis politiques à la définition de cette
nouvelle règle du jeu: chacun aura sa place autour de la table, quel
que soit son statut dans la majorité ou dans l'opposition, pour que les
Français soient assurés que les changements seront droits et justes",
a-t-il précisé.
Pour l'ancien ministre, "en France, on a besoin de redéfinir les
fonctions du gouvernement et du président de la République pour que le
parlement trouve une véritable place". "Moi je le fais en interdisant
le passage en force et en rendant le droit de discuter de sujets qui
lui sont interdits aujourd'hui", a-t-il assuré, citant l'exemple des
autoroutes ou de la question de l'entrée de la Turquie dans l'Union
européenne.
Enfin, "il faut changer la loi électorale, car il n'est pas normal que
deux partis, le PS et l'UMP qui ont eu au premier tour 35% des voix" à
la présidentielle de 2002, aient "92% des sièges au parlement", a
proposé M. Bayrou, favorable à ce que "50%" des députés soient élus "à
la proportionnelle".
18 mars 2007
Les votes de l'UDF en 2006
Chômage et emploi :
Le groupe UDF s'oppose au contrat première embauche (CPE) et
propose que la période d'essai, d'une durée de deux ans, soit ramenée à
six mois. Le parti centriste dénonce l'utilisation de l'article 49-3 par
Dominique de Villepin, affirmant qu'il aurait voté la loi sur l'égalité
des chances si le CPE en avait été retiré. L'UDF
ne vote pas la motion de censure déposée par le Parti socialiste... ni la
confiance au gouvernement.
Finances publiques :
Une majorité de députés centristes vote contre la loi de finances 2006 et 2007, le reste du groupe s'abstient.
Santé :
Une majorité de députés UDF vote contre le projet de financement de la sécurité sociale.
Immigration :
Plutôt pour. La loi Sarkozy sur l'immigration et l'intégration sème
le trouble chez les élus centristes. Une moitié des députés UDF vote
pour, une autre moitié s'abstient.
Sécurité :
Contre. Vingt-deux députés UDF votent contre la loi sur la prévention de la délinquance.
Confiance au gouvernement :
François Bayrou et dix autres députés UDF votent la motion de censure
déposée par le Parti socialiste contre le gouvernement Villepin.
06 mars 2007
Le centrisme, objet de désir ?
Lancement du « premier site de rencontres politiques », sexycentriste.
17 février 2007
François Bayrou

Etat Civil :
Né
le 25 mai 1951 à Bordères, dans les Pyrénées-Atlantiques, François
Bayrou est issu d’une famille d’agriculteurs. A 20 ans, il se marie et
suit des études à l’université Bordeaux III. En 1974, il obtient son
agrégation de lettres classiques, malgré son échec au concours de
l’Ecole Normale Supérieure. A la mort de son père, il aide sa mère à
tenir l’exploitation familiale tout en continuant son métier de
professeur. Sa carrière politique commence véritablement en 1982, quand
il devient conseiller général. Père de six enfants, il a écrit
également de nombreux ouvrages politiques et historiques.
Parcours politique :
François Bayrou fait son entrée en
politique, aux côtés de Jean Lecanuet, pour lequel il écrit des
discours dès les années 70. En 1979, il entre au ministère de
l’Agriculture, en tant que chargé de mission au cabinet de Pierre
Méhaignerie. En 1981, il rejoint le cabinet d’Alain Poher, alors
président du Sénat. François Bayrou n’a que trente ans, lorsqu’il
devient en 1982, membre du Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques,
mandat qu’il ne quittera plus. Il présidera même ce conseil général de
1992 à 2001. Il est également membre du Conseil Municipal de Pau de
1983 à 1993.
En 1984, Pierre Pflimlin, président du Parlement européen, le choisit
comme conseiller.
D'inspiration démocrate-chrétienne, il devient, en 1986, député UDF des
Pyrénées-Atlantiques. Professeur de formation, il fait de l’éducation
une priorité, si bien qu’il présidera le Groupe permanent de Lutte
contre l'Illettrisme jusqu’en 1993, date à laquelle il est nommé
ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement de cohabitation
d'Édouard Balladur. Sous le gouvernement Juppé, il obtient un
portefeuille élargi à l'enseignement supérieur, à la recherche et à la
formation professionnelle. Il crée en 1995, au congrès de Lyon, Force
Démocrate (FD) en fusionnant le CDS dont il est président et le Parti
social-démocrate d'André Santini. En 1998 il est élu à la tête de l'UDF
qui regroupe des partis du centre, dont FD, et de droite, dont
Démocratie libérale (DL). Après les élections régionales de 1998,
François Bayrou affirme son refus de toute compromission avec
l'extrême-droite. DL quitte alors l'UDF, dont les autres composantes
fusionnent la même année pour créer un parti unifié, la Nouvelle UDF.
En 1997, à la suite de la dissolution de l’Assemblée
Nationale, F. Bayrou est réélu député de sa circonscription. En juin
1999, conduisant la liste UDF pour les élections européennes, il
démissionne et entre au Parlement européen.
En 2002, F. Bayrou fait connaître ses ambitions présidentielles et
se présente comme candidat de l’UDF. Les sondages le créditent
longtemps de moins de 5% des voix. Plusieurs leaders de l'UDF appellent
à voter pour Jacques Chirac dès le premier tour. Finalement, François
Bayrou se classe quatrième, avec 6,84% des voix. A la victoire de J.
Chirac du 5 mai 2002, Alain Juppé propose alors de fusionner la droite
et le centre dans un parti unique, l’Union pour un Mouvement Populaire
(UMP). La majorité des parlementaires UDF, emmenés par Philippe
Douste-Blazy, quitte ce parti pour l'UMP.
Cependant, aux élections législatives de 2002, trente députés
UDF, dont F. Bayrou sont élus et parviennent à constituer un groupe
parlementaire.
Tout au long de cette législature, F. Bayrou s’est efforcé de montrer
l’indépendance de l’UDF, par rapport à l’UMP, au point de s’opposer au
gouvernement dans plusieurs dossiers. Il vote même une motion de
censure contre le gouvernement Villepin le 16 mai 2006. Réélu président
de l'UDF avec 98,46% des voix en 2005, il se présente cette année comme
candidat à l’élection présidentielle. Perçu pendant plusieurs mois
comme un outsider, il est, depuis quelques semaines, considéré comme le
potentiel troisième homme.
Bibliographie :
- La Décennie des mal-appris, François Bayrou, Flammarion, 1990
- Le roi libre, François Bayrou, Flammarion, 1994
- Le droit au sens, François Bayrou, Flammarion, 1996
- Saint-Louis, François Bayrou, Flammarion, 1997
- Henri IV, François Bayrou, Editions Perrin, 1998
-
Ils portaient l'écharpe blanche : l'aventure des premiers réformés, des
Guerres de religion à l'édit de Nantes, de la Révocation à la
Révolution, François Bayrou, Grasset, 1998
- Hors des sentiers battus : entretiens avec Sylvie Pierre-Brossolette,
François Bayrou, Sylvie Pierre-Brossolette, Hachette littératures, 1999
- Relève, François Bayrou, Grasset, 2001
- Oui : Plaidoyer pour la Constitution européenne, François Bayrou, Plon, 2005
- Au nom du Tiers-État, François Bayrou, Hachette Littératures, octobre 2006
Autres ouvrages :
- Les Béarnais en politique : portraits et anecdotes de Fébus à Bayrou, Jean-François Bège, Editions Cairn, 2004
- Les prétendants 2007, Alain Duhamel, Plon, janvier 2006
- Elysée qui vous voudrez, Philippe Martinat, Editions Jacob Duvernet, septembre 2006
- Combat pour l’Elysée, paroles de prétendants, Louis-Jean Calvet et Jean véronis, Seuil, octobre 2006
08 février 2007
François Bayrou fait grimper l'audimat de Canal Plus
Avec la présence de François Bayrou aux commandes de l'émission de Michel Denisot, mardi soir, le "Grand Journal" a battu son propre record en terme d'audimat, avec 2,1 millions de téléspectateurs et une part d'audience de 7,7%, entre 20h15 et 20h45. Sur l'ensemble de l'émission, le record d'audience est battu avec 1,6 millions de téléspectateurs et 7,1% de part d'audience. 4 millions de personnes se sont même retrouvées, ponctuellement, derrière leur écran à suivre François Bayrou, au cours de la soirée.
23 janvier 2007
François Bayrou au tableau d'honneur des projets européens
L'Expansion a publié, dans son numéro de février, les évaluations de six experts au sujet des projets européens des principaux candidats à la présidentielle 2007. Seul François Bayrou obtient la moyenne de la part de tous les experts, avec un total de 7/10. Il devance les cinq autres : Nicolas Sarkozy obtenant 5/10 ; Ségolène Royal 4,5/10 ; Dominique Voynet 4/10 ; Jean-Marie Le Pen 3/10 et Marie-George Buffet 2,5/10. Elie Cohen qualifie de "début de crédibilité européenne" le projet de François Bayrou, tandis que Denis Ferrand souligne la bonne idée de la "défiscalisation des revenus tirés des brevets déposés par les centres de recherche européens".
Le patrimoine de François Bayrou
François Bayrou rend public son patrimoine et confirme ne pas être soumis à l'ISF
Le patrimoine immobilier de M. et Mme Bayrou, mariés sous le régime de la communauté des biens, est
constitué d'une résidence principale à Bordères (Pyrénées-Atlantiques), composée de plusieurs
bâtiments à usage d'habitation, granges et jardin, acquis entre 1978 et 2002 pour un total de
65.357 euros et estimés aujourd'hui à 426.000 euros.
Il comprend aussi un appartement de deux pièces à Paris, acheté en 1997 pour 179.890 euros
grâce à un emprunt sur dix ans, estimé à 280.000 euros.
Compte tenu, au passif, d'emprunts d'environ 99.000 euros destinés à la rénovation des
habitations, ce patrimoine est estimé à 607.000 euros.
Par ailleurs, M. Bayrou est, à titre de bien professionnel, à la tête d'une exploitation
agricole d'élevage comprenant des terres louées et environ 9 hectares de pâturages, deux granges à
usage d'écurie à Beuste et Bordères, de juments reproductrices, d'un véhicule utilitaire C15, de
deux tracteurs et d'un camion, pour un total estimé à environ 120.000 euros. Il ne possède aucune
valeur mobilière, ni assurance-vie, ni collection, ni bien immobilier ni compte à l'étranger.
M. et Mme Bayrou ont deux voitures, une Toyota Previa de 1995 et une Peugeot 307 de 2001,
estimées à 5.000 euros.